Le vent — Il nous guide vers la terre promise de Dieu

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Vent?

Je vous invite à réfléchir pendant quelques minutes à ce que signifie le vent pour vous.

J’ai toujours détesté le vent. Il a toujours représenté pour moi un fardeau, une nuisance, un obstacle au bonheur, quelque chose qui influe sur mon humeur et mes activités. Je parle du genre de vent qui casse les branches des arbres, qui arrache les bardeaux des toits et qui anéantit mon esprit même. C’est le genre de vent qui s’élève régulièrement dans le sud de l’Alberta où je vis. Le vent a toujours été pour moi quelque chose de mauvais, quelque chose qui me rend folle.

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Puis, lorsque le vent tombe enfin, plutôt que d’apprécier le calme, je me sens anxieuse et inquiète, car je sais qu’inévitablement le vent se lèvera de nouveau et encore. Avec le temps, il commence à amoindrir ma capacité à apprécier chaque jour les bénédictions de la vie. Qui aurait cru que le vent pouvait avoir une telle incidence sur la vie d’une personne?

Les Jarédites étaient guidés par le vent de Dieu

Cependant, lorsque j’ai lu l’histoire des Jarédites traversant les eaux pour atteindre la terre promise, le vent n’a plus eu du tout la même signification pour moi. De façon surprenante, les vents qu’ont connus les Jarédites étaient très semblables à ceux dont j’ai parlé. Pourtant, leur façon de percevoir ces vents était différente, « le vent ne cessa jamais de souffler vers la terre promise pendant qu’ils étaient sur les eaux » (Éther 6:8).

Le vent n’a pas cessé de souffler pendant 344 jours : c’est beaucoup de temps à se faire secouer par le vent dans un bateau. Pourtant, pour le frère de Jared et sa famille, c’est ce vent incessant qui les a sauvés. Il leur a permis de se rapprocher de Dieu. Il les a aidés à être plus reconnaissants, plus humbles, plus comme le Christ, car ils « chantèrent des louanges au Seigneur; […] et lorsque la nuit arrivait, ils ne cessaient de louer le Seigneur » (Éther 6:9). Ils étaient prêts à endurer toutes les tribulations, ayant foi que « aucun monstre de la mer ne pouvait les briser, aucune baleine ne pouvait leur faire de mal » (Éther 6:10).

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Aujourd’hui Dieu nous guidera

Je ne peux pas m’imaginer ce que cela doit être de se faire secouer par le vent sur l’océan à l’intérieur de ces barges, mais je sais que c’est probablement comme lorsqu’il faut affronter le vent en Alberta. Leur foi m’a aussi inspirée. Comme on l’explique dans la section « Idées pour l’étude personnelle des Écritures » de la leçon pour la semaine du 16 au 22 novembre 2020 du manuel Viens et suis‑moi, « Le Seigneur me conduira vers ma terre promise. »

Pour moi, ma barge sur la mer balayée par le vent a été de survivre à un mariage qui s’est soldé par un divorce. Chaque jour, j’ai prié mon Père céleste en pleurant pour qu’il me donne de la force lorsque j’étais fouettée par les vents des tribulations et de l’adversité, mais Sa lumière, tout comme les pierres dans les embarcations des Jarédites, illuminait mes journées et m’enveloppait d’espoir.

J’ai été en mesure de résister aux assauts de Satan. Je m’étais préparée comme le frère de Jared. Il avait construits des vaisseaux qui étaient « étanches comme un plat » (Éther 6:7). J’avais construit un fondement de vérité solide en lisant les écritures, en priant, en servant, en assistant à mes réunions et en allant au temple.

Les Jarédites avaient aussi rempli leurs barges avec tous les animaux et toutes les provisions dont ils auraient besoin. Avec l’aide du Seigneur, le frère de Jared avait trouvé un moyen de s’éclairer à l’intérieur de ces embarcations. J’étais entourée de ma famille, d’amis et d’instructeurs. Ils enseignaient par l’exemple, et ils m’ont patiemment guidée « ligne sur ligne, précepte sur précepte » afin que je puisse prouver ma foi en Christ (Doctrine et Alliances 98:12). Chaque jour je recevais une nourriture spirituelle qui me sustentait et me renforçait.

Cardston Alberta Temple

Je pouvais percevoir « la lumière » du temple (que je voyais littéralement chaque jour) et ressentir la paix qui en irradiait. Je savais que Dieu était un être réel et qu’il m’aimait. Je m’étais préparée pour les expériences de la vie comme les Jarédites. Lorsqu’ils ont atteint la rive de la terre promise, « ils se prosternèrent sur la surface du pays, […], et versèrent des larmes de joie devant le Seigneur à cause de l’immensité de ses tendres miséricordes envers eux » (Éther 6:12). J’imagine que leur joie était grandiose, car c’est ainsi que je me suis sentie à la fin de mon parcours pour reconstruire ma vie.

Affronter les difficultés avec foi

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Diane Garner

Je comprends maintenant que le vent est ce qui nous fait avancer : c’est par lui que nous apprenons la gratitude, la patience, l’endurance et l’amour. Peu importe ce que nous faisons, les vents de la vie souffleront sur nous, nous secoueront, nous mettront au défi et parfois nous laisseront confus. Nous ne pouvons pas arrêter le vent, mais nous pouvons, grâce à notre libre arbitre, choisir de prier pour que le Seigneur nous guide et nous protège. Si nous faisons ce qu’il faut faire et que nous nous préparons comme l’ont fait les Jarédites, et que nous mettons notre confiance en Dieu, quelle sera notre joie lorsque nous atteindrons les rives de la terre promise qu’il a préparée pour chacun de nous. Ce qui nous paraissait auparavant comme un fardeau peut en fin de compte nous amener vers notre joie la plus grande.

Laissons simplement le vent du Seigneur souffler sur nous.