Les expériences de culte du dimanche depuis la pandémie du coronavirus : Première partie

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    Le 12 mars 2020, les dirigeants de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ont annoncé que tous les rassemblements du dimanche seront temporairement suspendus lorsque les nations poursuivent la lutte pour contenir la pandémie du COVID-19. Pendant ces circonstances exceptionnelles, les évêques ont le pouvoir d’autoriser les détenteurs de la prêtrise dignes dans leur paroisse respective de préparer et d’administrer la Sainte-Cène dans leur foyer ou dans le foyer d’autres membres de la paroisse où aucun détenteur de la prêtrise digne ou détenteur de la prêtrise de Melchisédek ne demeure. Comme il est expliqué sur le site presse-ca.eglisedejesus-christ.org : « Les individus et les familles sont bénis lorsqu'ils peuvent organiser un service privé de culte du sabbat centré sur le foyer, en personne ou à distance. Un tel culte peut inclure des prières, des cantiques, et l'étude de l'Évangile. Lorsqu'un ou des détenteurs de la prêtrise autorisés sont présents, la Sainte-Cène peut être bénie et distribuée ». (Directives pour les ordonnances essentielles, les bénédictions et les autres activités de l'Église).

    Ce qui suit est le premier des trois articles les dans lesquels les familles de différentes régions au Canada partagent leurs propres expériences de culte qu’elles accueillent dans leur foyer depuis les exigences sur la distanciation sociale.

    La famille Northcott

    Soumis par : Sharon Northcott, pieu de Winnipeg Manitoba

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    L’église au foyer est pour nous une opportunité de passer plus de temps ensemble en famille au lieu de passer trois heures dans notre voiture le dimanche entre notre maison et l’église. Nous utilisons deux boîtes pour représenter le pieu; nous avons couvert le pieu par un rideau arc en ciel. Nous nous servons de notre banc de piano pour installer la Sainte-Cène, posée sur une serviette blanche. Puis, nous utilisons un rideau de douche pour couvrir le pain et l’eau. Grâce au culte au foyer, nous témoignons chez nous une représentation accrue de la prêtrise : la bénédiction de la Sainte-Cène, les invitations à faire un discours et la tenue des réunions. Nous avons eu l’expérience d’écouter notre fils de sept ans partager son témoignage pour la première fois; notre fille de huit ans veut prononcer les discours qu’elle a préparés. Nous témoignons également des illuminations quand nous suivons la leçon prescrite dans Viens et suis-moi—Pour la Primaire : Livre de Mormon 2020. Puis, il y a la réaction de nos enfants qui s’expriment ainsi : « Nous savons cela et nous en sommes très enthousiastes! »

    La famille Laniel

    Soumis par : Line Laniel, pieu de Montréal Québec Mount-Royal

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    Le dimanche, mon mari, ma fille et moi, nous nous mettons sur nos trente-et-un et nous transformons notre salon pendant quelques heures en une salle à la fois respectueuse et sacrée. Nous chantons des cantiques et ma fille nous accompagne au piano. Nous prenons la Sainte-Cène et écoutons des anciens discours de la Première présidence que nous avons téléchargés de l’Internet. Ensuite, après notre réunion de la Sainte-Cène, nous lisons des écritures pour la prochaine semaine prescrites dans Viens et suis-moi—Pour la Primaire : Livre de Mormon 2020. Le dimanche est toujours une journée spéciale pour notre famille et ne fait pas exception depuis la pandémie. En fait, je crois que le dimanche est d’autant plus spécial pour notre famille, surtout parce que tous les jours de la semaine se ressemblent en raison du confinement. Il n’y a pas de mots pour décrire l’esprit que nous ressentons et la reconnaissance que nous avons pour la prêtrise dans notre foyer pendant cette période.

    La famille Root

    Soumis par : Marysol Alexandra Root, pieu de Calgary Nord

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    Je ne croyais jamais voir le jour où nous tiendrions les réunions du dimanche régulièrement chez nous. Je suis membre de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jour pour toute ma vie et, à moins d’être très malade ou en remise d’une chirurgie, je n’ai jamais manqué les réunions de culte du dimanche dans l’un de nos édifices religieux. 

    Le dimanche, c’est ma journée favorite de toute la semaine. Il s’agit d’une occasion pour moi de remplir ma tasse spirituelle et de renouveler mes alliances sans préoccupations mondiales. Le COVID-19 a certainement changé beaucoup de choses dans ma vie, surtout le dimanche. Mais, je crois, au fond, que mon dimanche a changé pour le mieux. 

    Depuis que je tiens des réunions de l’église chez moi, je me rends compte que ce n’est pas non seulement Son édifice qui m’a porté à aimer le dimanche. C’est beaucoup plus que cela. C’est plus le fait que j’ai profité du temps supplémentaire pour laisser de côté mes habitudes quotidiennes et toutes les interruptions connexes pour me concentrer, pour apprendre et me souvenir de notre Sauveur. En me rapprochant de Mon Seigneur, mon dimanche est devenu d’autant plus spécial pour moi.  Je me rends compte que, que nous soyons dans un édifice de l’église ou bien chez moi, nous pouvons toujours témoigner les mêmes sentiments de joie que le jour du Sabbat nous accorde. 

    Nous aimons davantage avoir des réunions de l’église chez nous. Nous mettons nos habits du dimanche tous les dimanches. Nous ne sommes pas pressés à quitter notre foyer et nous précipiter pour arriver à l’église avant 9 h, surtout avec trois filles et un nouveau-né.

    Il y a certaines choses, bien sûr, qui n’ont pas changé pour nous. Nous travaillons toujours à nous assurer que tout le monde est bien respectueux tout le long des réunions, même si nous sommes bien installés dans les divans bien confortables, avec quelques collations à quelques pieds seulement de nous.

    L’une des choses préférées que je témoigne pendant les services de culte du dimanche chez nous, c’est d’observer mon mari David bénir et passer la Sainte-Cène. Il y a certainement quelque chose d’observer une telle ordonnance chez soi qui me tient à cœur. Je suis plus que reconnaissante d’avoir un détenteur de la prêtrise fidèle chez nous, surtout pendant cette période difficile. 

    Nous avons vraiment aimé observé nos jumelles de huit ans et notre fille de six ans offrir des prière d’ouverture et de fermeture, choisir et diriger les cantiques, préparer des discours et participer tout le long de la réunion. Cela me rend très heureuse quand elles ont les bonnes réponses aux nombreuses questions que nous posons pendant les leçons. Je sais que leurs témoignages continuent de grandir, qu’elles soient dans leur salle de classe régulière pour la Primaire ou bien chez nous.

    Nous avons toute une nouvelle appréciation pour l’évangile, notamment pour la révélation moderne. Je suis reconnaissante de notre prophète et des apôtres qui nous ont encouragés depuis quelques temps à suivre un programme d’étude centré sur le foyer. Ce programme a certainement facilité notre adaptation vers notre nouveau « normal ».  

    Le fait de témoigner la transformation de notre foyer en une église chaque semaine me fait penser au témoignage que Joseph Smith a rendu dans la célèbre lettre à Wentworth, de 1842 quand il écrivit : « ‘[…] L’étendard de la vérité a été dressé ; aucune main impie ne peut empêcher l’œuvre de progresser ; les persécutions peuvent faire rage, les émeutiers peuvent s’attrouper, les armées s’assembler, la calomnie peut diffamer, mais la vérité de Dieu ira de l’avant hardiment, noblement, et indépendante, jusqu’à ce qu’elle ait pénétré chaque continent, visité tous les climats, balayé tous les pays et résonné à toutes les oreilles, jusqu’à ce que les desseins de Dieu soient réalisés et que le grand Jéhovah dise que l’œuvre est accomplie ». (Dallin H. Oaks, La mission miraculeuse de Joseph Smith, le prophète, Le Liahona, janvier 2019).