Nous sommes toujours ravis de lire des histoires des héros dans les écritures qui accomplissent de grandes choses en dépit de leurs faiblesses,: leurs doutes concernant Gédéon et son armée de trois cents qui vainquirent les puissants Madianites, le jeune David qui surmonta le géant Goliath, la modeste Marie qui donna naissance à Dieu, un Joseph Smith qui traduisit le Livre de Mormon. Pourtant, quand nous devons faire face à nos propres épreuves, nos imperfections nous étranglent et nous nous demandons, [traduction] « Comment pourrais-je réussir quand je suis si loin d’être à la hauteur?
La confiance en Dieu est un don de l’Esprit
L’apôtre Paul eut posé la même question. Il mentionna « une écharde dans la chair » (2 Corinthiens 12:7) qu’il eut reçue « pour [qu’il ne soit] pas enflé d’orgueil ». Nous ne savons pas si l’écharde dans la chair fut un handicap physique, une épreuve émotionnelle ou une tentation persistante. Mais, nous savons que ce fut un obstacle pour Paul dans son ministère. « Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, Et il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi » (2 Corinthiens 12:8-9).
Remarquez bien les adjectifs possessifs dans ce verset, « ma grâce et ma puissance », Paul fut concerné par sa puissance et ses capacités. Essentielle, le Seigneur le conseilla, « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses [...] ».
Après avoir supplié trois fois, sans succès, de sortir l’écharde de la chair, Paul comprit enfin le principe.
« Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible , c’est alors que je suis fort » (2 Corinthiens 12:9-10).
C’est la grâce du Seigneur qui transforme la faiblesse en la force
Le Seigneur apprit la même leçon à Moroni quand il ne se sentit pas à la hauteur pour contribuer au Livre de Mormon. « Je donne aux hommes de la faiblesse afin qu’ils soient humbles ; et ma grâce suffit à tous les hommes qui s’humilient devant moi ; car s’ils s’humilient devant moi, et ont foi en moi, alors je rendrai fortes pour eux les choses qui sont faibles. » (Éther 12:27).
Ce passage souligne deux qualités qui nous permettent d’accéder à la puissance, la foi et l’humilité du Seigneur. Nous aurons plus tendance à faire ce qui est nécessaire en foi quand nous devons s'acquitter d’une tâche que nous ne pouvons pas faire seuls. C'est notre faiblesse qui nous aide à développer l’humilité. La foi, comme l’humilité, nous permet d’accéder à la puissance et à la sagesse du Seigneur. Il s’agit d’un don qui est davantage plus grand que tout humain mortel ne puisse tolérer. Fait paradoxal : notre faiblesse est la voie par laquelle nous accédons à la puissance divine de Dieu.
J’ai témoigné de nombreux exemples où la puissance s’est accomplie dans la faiblesse - une jeune fille inexpérimentée éprouvant de la difficulté dans son premier appel à titre d’enseignante qui réussit à inviter l’Esprit, lui permettant de communiquer de vérités éternelles. Ou une mère d’ailleurs frustrée qui a été coupée dans son élan par de simples mots prononcés par un petit enfant de trois ans. Ou encore un parent qui s'autoguide avec sagesse et avec grâce dans des épreuves à la fois imprévues et insurmontables. L’exemple d’une réfugiée qui mobilise ses ressources limitées pour rendre des services importants. Ou d’un ami qui souffre d’une maladie mentale grave, mais qui émane de lueur de foi pure. Ou encore un mourant qui partage un puissant témoignage et invite le même esprit aux soins palliatifs où il est logé que nous ressentons dans le Temple N’oublions pas Paul et Moroni qui sont infirmes et désarticulés, mais qui partagent la lumière de l’évangile avec des millions de gens. Ces humbles individus sont des héros pour moi.
Le Seigneur fortifie les fidèles et les obéissants.
Mon mari Andrew a reçu un appel en fin de soirée d’un dimanche quand il servait à titre de président du Collège des Anciens. L’une des sœurs de sa paroisse a eu une infestation dans son appartement et devait alors déménager dans les prochaines 24 heures. Andrew a alors loué un U-Haul pour le lendemain soir et envoyé un courriel d’urgence aux membres de son collègue avant d’aller se coucher. Lundi après-midi, il n'avait reçu aucune réponse de ses Elders. Il semblait qu’il allait déménager la sœur en question tout seul.
Il m’a expliqué, [traduction] « J’ai prié le Seigneur et lui ai demandé, ‘Mais comment est-ce que je vais y arriver?’ J'étais inondé d’émotions - d’immense joie et d’excitation. C’était comme si le Seigneur me disait que cette expérience allait être un don qu’Il m’accordait. Je me sentais à la fois perplexe et irrité : mais, c’est quoi alors ces émotions de joie que je ressens? »
Quand Andrew est arrivé à l'appartement de la sœur à la fin de sa journée de travail, il a découvert que deux autres membres y sont arrivés pour aider avec le déménagement. Il y avait des défis, mais il les a surmontés. Alors, les sentiments de joie ont persisté.
Un peu plus tard, Andrew a expliqué, [traduction] « Je conduisais à l’endroit où nous devions déposer les meubles. Je regardais le soleil qui se couchait tout doucement dans le ciel et je me sentais bien heureux dans la peau! Je me sentais plein d’énergie vivante de nouveau ».
Quel miracle ! Le Seigneur l’a non seulement béni de moyens pour accomplir une tâche qui lui semblait insurmontable, mais lui a donné quelque chose le plus important encore : une nouvelle perspective sur la vie qui a duré bien plus longtemps que la tâche qu’il a accomplie.
Le Seigneur est conscient de nos épreuves et de nos besoins
J’ai ressenti ces processus se réaliser dans ma propre vie. Je demandais une bénédiction de la guérison à mon mari une fois, et j’étais bien déçue quand il m’a révélé que, [traduction] « cette épreuve va demeurer avec toi ». Au fur et à mesure que j’apprenais difficilement à vivre avec mon handicap, je me suis tournée vers le Seigneur - pas immédiatement ou sans réserve - mais je me suis penchée sur la puissance de mon Père céleste pour demander et accepter Son aide. Et Il m'a vraiment aidé - par le service que rendaient d’autres, par des coups d’énergie émotionnelle quand j’en avais vraiment besoin, et par des perspectives qui m’ont appris à affronter mon handicap avec un plus de force d’un jour à l’autre. Au fil du temps, le Seigneur m’a transformée. Ma foi a grandi, mon empathie est devenue de plus en plus profonde, mes capacités ont augmenté et amélioré.
Alors, si le Seigneur vous demande d’accomplir une tâche qui, selon vous, dépasse vos capacités, réjouissez-vous! Il vous met dans cette position pour que vous puissiez partager Sa puissance à l’aide de l’humilité et la foi. Et quand vous vous y mettez, il y a quelque chose de merveilleux qui se passe dans votre cœur. Une partie de la force qu’Il vous accorde s’infiltre dans votre esprit et vous appartient. Peu à peu, elle vous transforme. Les faiblesses se transforment en puissance au fur et à mesure que vous devez peu à peu, une étape à la fois, un peu plus comme votre Père céleste.