Nous adorons les films de Disney chez nous. Quand mes enfants étaient jeunes, le film « Lilo et Stitch » figurait parmi nos films favoris. C’est à travers ce film que nous avons appris l’expression, « ’Ohana ». Comme il est expliqué dans le film, ’ohana est un mot hawaïen qui signifie famille et « la famille signifie que personne ne doit être abandonné ni oublié » (Lilo et Stitch). Cette phrase est devenue très importante dans notre famille au cours des 20 dernières années. Je suis convaincue que notre Sauveur, Jésus-Christ, peut nous aider à apprendre comment créer et intégrer une ’ohana dans nos foyers, dans nos communautés et partout dans le monde par l’amour inconditionnel, en oubliant les imperfections mondiales et en créant l’appartenance.
Premièrement, ’Ohana
Chez les populations hawaïennes, ’ohana renvoie au lien familial qu’elle partage. Par exemple, un Hawaïen peut appartenir à plusieurs ’ohanas — par leur biologie, par leur travail, par leur famille récréative ou par leur famille de l’église, entre autres.
Nous sommes tous liés les uns aux autres, non seulement par notre connaissance du fait que nous sommes tous les enfants des parents célestes, mais aussi par notre appartenance à notre belle et adorable communauté où nous demeurons. Nous sommes souvent réunis avec les gens d’un peu partout dans le monde pour partager l’amour et pour nous entraider les uns les autres. Un endroit particulier où nous nous réunissons en communauté et ressentons une ’ohana est dans notre paroisse, où nous apprenons davantage sur Jésus-Christ et faisons de notre possible pour devenir comme Lui.
Quand nous avons été baptisés, nous avons fait la promesse d’être « disposés à pleurer avec ceux qui pleurent, oui, et à consoler ceux qui ont besoin de consolation […]. Et alors, lorsque le peuple eut entendu ces paroles, il battit des mains de joie, et s’exclama : c’est là le désir de notre cœur » (Mosiah 18 : 9,11).
Les gens étaient tellement heureux de suivre Jésus-Christ, d’être baptisés et de créer cette magnifique communauté qu’ils ont applaudi avec joie ! Il s’agit d’un bel exemple de ’ohana.
J’aime tellement voir la beauté d’une communauté dans de si grands nombres de cultures autour de moi. Quand mes sœurs nigériennes m’apprennent davantage sur leurs délicieux plats, mes amis latins m’invitent à une soirée et ne se moquent pas de moi quand j’essaie de danser, ou mes amis philippins m’invitent à leur festin communautaire, je vois comment leurs cultures adoptent le concept de ’ohana. Je ressens cette joie chaque semaine lors de notre réunion familiale hebdomadaire avec notre paroisse, où nous nous joignons aux amis et aux missionnaires pour apprendre de l’évangile et participons aux activités ensemble. Il s’agit de toute une bénédiction dans ma vie de faire partie de l’esprit de ’ohana de ma paroisse.
Deuxièmement, l’amour inconditionnel
Nous lisons dans les Écritures que « […] le Seigneur appela son peuple Sion, parce qu’il était d’un seul cœur et d’un seul esprit […] ». (Moïse 7:18). Remarquons que nous n’entendons jamais parler d’un individu de Sion. Par contre, on parle toujours d’un peuple de Sion.
L’amour requis pour bâtir Sion est patient, il est plein de bonté ; il n’est pas envieux ; il ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil. Cet amour n’insiste pas sur ses propres moyens ; « elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout ». (1 Corinthien 13:4,7).
L’amour est un geste réciproque ; chacun d’entre nous avons quelque chose à donner et quelque chose à apprendre. Nous avons tous des dons à partager et ces dons nous mènent, comme communauté, vers le Seigneur. L’amour et les relations sont catalyseurs de ’ohana dans les enseignements en famille et en communauté.
Comme parent, parmi les expériences dont je suis plus fière figurent les moments où mes enfants me font confiance parce qu’ils connaissent mon amour inconditionnel pour eux. Mes enseignements étaient bien différents quand j’étais plus jeune, et je leur aidais à créer une belle fondation pour leur propre vie, notamment la pratique de suivre le Christ et d’aimer et de veiller sur leurs prochains. Ils sont maintenant de jeunes adultes et je suis toujours ici pour marcher avec eux dans leurs expériences et leurs parcours de la vie. Je suis émerveillée par les bons principes et exemples qu’ils m’apprennent. C’est un honneur d’être avec eux et les suivre le long de leurs parcours de la vie. Je suis tellement fière d’eux.
Troisièmement, l’imperfection
Nos familles et nos communautés proches sont imparfaites. Parfois dans nos paroisses, des membres peuvent commettre des injustices vers les autres ou des appels ne sont pas complétés comme prévu. Des dirigeants peuvent se démonter comme des êtres imparfaits et des gens qui ont des opinions qui ne correspondent pas aux vôtres. Parfois, on oublie de sortir les déchets à la maison. Peut-être que quelqu’un prononce des paroles pour faire mal à quelqu’un d’autre. Parfois dans la famille, nous sommes profondément blessés par les gestes tragiques qui font mal pour toute la vie.
Mais, ces imperfections peuvent être pardonnées et corrigées dans l’expiation de Jésus-Christ. Nous pouvons demander pardon, tout comme nous pouvons pardonner. Nous pouvons servir l’autre et travailler vers une société à la fois juste et unie. Nos actes imparfaits, pourtant humbles, peuvent être magnifiés au fur et à mesure que nous collaborons et travaillons ensemble. C’est à travers nos efforts collectifs que nous pouvons nous aider les uns les autres, une âme à la fois, pour surmonter nos imperfections, grâce à l’expiation de Jésus-Christ.
Quatrièmement, l’appartenance
L’appartenance nous crée un sentiment de sécurité, en sachant que nous sommes importants. Je pense surtout à la manière dont Jésus a fait Sa part pour laisser savoir aux gens qu’ils appartiennent à la communauté — même les pécheurs, les rejetés et les lépreux. Jésus aima et soigna tout le monde, pas simplement un nombre limité d’entre eux. Il les nourrit. Il les guérit. Il leur fit preuve d’amour pur par Ses gestes, qui aboutissent au don de Son expiation.
Nos efforts de faire et de devenir comme Lui doivent absolument comprendre le soin des gens qui souffrent et les gestes qui leur permettent de ressentir l’appartenance. Tant qu’il y a des gens parmi nous qui ont faim, qui sont affamés, accablés, ou traités indignement, nous aurons d’importants travaux à faire.
Lorsque Elder Gong racontait la parabole du bon Samaritain, il expliquait que Jésus nous invite à nous rapprocher les uns des autres, puis nous rapprocher tous de Lui dans Son hôtellerie, — c’est-à-dire, Son église. Il nous invite à être un bon voisin. Le Bon Samaritain promet qu’il reviendrait et offrirait des récompenses à ceux et celles qui ont soigné les personnes logées dans son hôtellerie. Pour vivre l’évangile de Jésus-Christ, il faut trouver une place pour tout le mondedans Son église rétablie.
Sur les chemins poussiéreux vers Jéricho, on s’est moqué de nous, on nous a fait honte, on nous a blessés, on nous a possiblement dédaignés ou abusés. De la même façon et à différents degrés d’intention, nous avons aussi oublié des autres, ne les avons pas vus ou entendus, ou avons même fait exprès pour les blesser. C’est surtout parce que nous avons souffert les mêmes blessures ou avons fait mal aux autres que Jésus nous ramène vers Son hôtellerie. Dans Son église et à travers Ses ordonnances et alliances, nous nous rapprochons les uns aux autres, et à Jésus-Christ. Nous aimons et sommes aimés, nous servons et sont servis, pardonnons et sommes pardonnés (Rapport de conférence, avril 2021).
Tout comme le film « Lilo et Stitch » nous rappelle, au fur et à mesure que nous travaillons pour fonder les familles et les communautés, nous pouvons être rassurés que personne ne soit laissé pour compte ou oublié. Comment pouvez-vous vous efforcer de créer ’ohana dans votre foyer, dans votre famille, dans votre paroisse et dans votre paroisse ? En enseignant et en partageons l’amour dans nos familles. À travers cette fondation de base, nous bâtissons des communautés dans nos foyers, dans nos quartiers et dans nos paroisses.
À travers Jésus-Christ, nous pouvons créer ’ohana — un endroit d’amour inconditionnel, où nous apprenons comment surmonter nos imperfections et nous aider les uns les autres à ressentir la vraie et véritable appartenance.