Pendant l’étude de Viens et suis-moi des mois de février et mars, nous examinons la vie de trois couples : Abraham et Sarah, Isaac et Rébecca ainsi que Jacob et Rachel. Ces trois générations ont fait la même alliance de transmettre la promesse d’un droit d’aînesse qui sera une lumière pour le monde à travers une postérité innombrable. Bizarrement, chacune de ces femmes était confrontée à des problèmes de fertilité, malgré la promesse de nombreux descendants.
Il y a quelque chose que nous pouvons apprendre de ces générations d’infertilité. Trois niveaux d’intervention ont mené à une résolution. Dieu est intervenu directement dans la vie de Sarah, Isaac a prié et Rachel a prié. Je n’ai aucun doute qu’ils ont tous prié et que Dieu est intervenu dans chacun des cas, mais les Écritures nous offrent une vue différente de chaque solution.
Très tard dans la vie d’Abraham et de Sarah, Dieu ses messagers sont venus leur apprendre qu’ils auraient enfin un enfant. « L’Éternel dit à Abraham : Pourquoi donc Sara a-t-elle ri en disant : Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, moi qui suis vieille ? Y a-t-il quoi que ce soit de trop difficile de la part de l’Éternel ? Au temps fixé je reviendrai vers toi, à cette même époque, et Sara aura un fils. » (Genèse 18:13-14).
Après avoir prié pendant 20 ans, la demande fervente d’Isaac a été entendue et son épouse est devenue enceinte. « Isaac implora l’Éternel pour sa femme car elle était stérile et l’Éternel l’exauça : Rebecca, sa femme, devint enceinte. » (Genèse 25:21).
For this Child I Prayed (J’ai prié pour cet enfant), par Elspeth Young
Pour ce qui est de Rachel, après bien des années à regarder sa sœur avoir un enfant après l’autre, l’Écriture explique : « Dieu se souvint de Rachel, il l’exauça et la rendit féconde. Elle devint enceinte et enfanta un fils. » (Genèse 30:22-23).
Qu’apprenons-nous des histoires d’infertilité de ces trois femmes et des réponses à leurs désirs?
Je crois que nous apprenons qu’avoir des enfants et avoir contracté une alliance de mariage fondée sur le droit d’aînesse constitue une responsabilité et un partenariat tripartites. Dieu, l’épouse et le mari sont tous impliqués. Il ne s’agit pas seulement de la volonté d’une seule personne. Chacun joue un rôle intégral dans chaque partie de l’alliance du droit d’aînesse.
Pour que tout scellement d’un mariage au temple soit une réelle union pour le temps et l’éternité, il faut le consentement des trois parties ainsi que des efforts constants par le couple pour rester digne. Pour avoir un mariage éternel, l’époux doit être digne et disposé. L’épouse doit être digne et disposée également. Le mariage doit être scellé par le Saint-Esprit de promesse, ce qui implique le consentement de Dieu.
Les ordonnances ouvrent la porte à des possibilités éternelles, une porte que nous pouvons franchir. Personne n’est emprisonné dans une telle alliance. Il n’y a jamais de chaines qui nous contraignent à rester dans une relation avec Dieu ou avec quelqu’un d’autre. Pour qu’un mariage dure pour le temps et l’éternité, le couple doit le désirer et en être digne et Dieu doit donner son consentement. Tous ces éléments doivent être réunis.
L’unité dans le mariage apportera des récompenses éternelles
Aucun mariage sur terre n’est parfait. Nous ne sommes jamais parfaits, mais nous ne devons pas être pessimistes à propos de nos alliances. Elles ne sont pas aussi fragiles que nous l’imaginons. Nous devons nous rappeler avec qui nous faisons alliance. Tout ira bien si nous continuons de faire de notre mieux.
Dans Genèse, nous devons voir qu’il y avait des éléments de la relation matrimoniale dans la vie de ces trois couples que nous devrions imiter et adopter. Il y avait aussi des parties très négatives et dysfonctionnelles de leur vie que nous devrions apprendre à éviter. Ils ont rempli leur rôle dans le grand plan du bonheur, même s’il est clair qu’ils n’étaient pas toujours heureux et qu’ils ne vivaient pas toujours en harmonie. Au milieu de tout ça, ils ont eu leur enfant, ou leurs enfants.
Pour diverses raisons, ce ne sont pas tous les couples qui peuvent avoir des enfants. Le prophète Ésaïe a écrit ce qui suit à un groupe de personnes, commun dans l’antiquité, qui n’avaient pas pu avoir d’enfants pendant leur vie mortelle :
« Que l’étranger qui s’attache à l’Éternel ne dise pas : L’Éternel me séparera de son peuple ! Et que l’eunuque ne dise pas : Voici, je suis un arbre sec ! Car ainsi parle l’Éternel : Aux eunuques qui garderont mes sabbats, Qui choisiront ce qui m’est agréable, Et qui persévéreront dans mon alliance, je donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom Préférables à des fils et à des filles ; Je leur donnerai un nom éternel, Qui ne périra pas. » (Ésaïe 56:3-5).
Selon la loi de Moïse, que nous aborderons en mai, un eunuque ne pouvait pas remplir les rôles de la prêtrise ou être membre de l’assemblée d’Israël (Deutéronome 23:1). Toutefois, selon la révélation reçue plus tard par Esaïe, ces hommes étaient bienvenus dans la maison d’Israël en tant que participants à part entière selon les mêmes conditions que les autres : sanctifier le jour du Sabbah et vivre dignement (« choisiront ce qui m’est agréable ») et accepter l’alliance. S’ils se soumettaient à ces conditions, un nom et une place leur étaient promis, préférables à des fils et à des filles et qui leur était refusé sur terre. Ils hériteraient de toute la maison d’Israël. Ils recevraient un nom et une place éternels avec Dieu dans son royaume glorieux. Ils recevraient ces bénédictions dans sa maison, le temple. Ils recevraient de plus grandes bénédictions que la postérité qu’ils ne pouvaient avoir sur terre et ils pourraient avoir éternellement plus d’enfants dans la vie à venir, ce qu’un nom éternel signifie (Doctrine et Alliances 132:19-20).
Tout cela à cause de la naissance d’un bébé
Nous pouvons observer la vie d’Abraham, d’Isaac et de Jacob et voir les bénédictions qu’apporte l’unité lorsqu’elle existe. Nous pouvons aussi voir le fruit amer de la discorde qui a touché ces familles qui s’efforçaient de vivre leur vie selon l’ordre patriarcal du mariage. De façon générale, leur croissance a commencé et a continué avec l’arrivée d’un bébé.
Dieu utilise les bébés pour faire avancer les familles, les nations et toute l’humanité.
Abraham devait-il savoir tout ce qu’il y avait à savoir sur la fidélité d’Abraham? Envoyez Isaac.
Est-ce qu’Israël devait être libéré de l’esclavage? Envoyez Moïse.
Avions-nous tous besoin d’un Sauveur? Envoyez Jésus.
Les bébés naissent et les bébés nous touchent.
Terrence C. Smith, médecin de famille à la retraite. J’ai aidé à mettre au monde 2 000 bébés