À plusieurs reprises, j’ai rencontré des jeunes adultes à Montréal et à Toronto. Chaque fois, j’étais émerveillé par le nombre de pays représentés lors de ces réunions. Quelle émotion de voir le rassemblement d’Israël se produire juste devant mes yeux. Ces saints avaient tant sacrifié pour quitter leur foyer et venir dans un pays étranger où la culture est différente et les hivers constituent un défi pour les plus braves d’entre eux. Mais ils étaient ici! Ils étaient la preuve du témoignage que Léhi avait rendu il y a bien longtemps que « nul ne viendra dans cette terre s’il n’y est amené par la main du Seigneur » (2 Néphi 1:6). Leurs témoignages et leurs exemples d’endurance et de sacrifice m’inspiraient un sentiment de gratitude pour les bénédictions que j’avais souvent tenues pour acquises. Je me suis senti encore plus déterminé à vivre l’Évangile de Jésus-Christ de façon plus intentionnelle et avec courage afin de pouvoir ressemblés plus à ces jeunes adultes.

Vous ne vous êtes jamais tant éloigné que le Seigneur ne peut vous trouver.
Je n’oublierai jamais un coordonnateur du séminaire de Saskatoon qui a roulé pendant 13 heures pour traverser l’immense plaine de la Saskatchewan et du Manitoba afin de visiter une classe du séminaire dans une région éloignée. Ce petit groupe de jeunes se réunissait dans la maison d’une famille moins active qui avait très peu de contact avec l’Église. Ils avaient conclu cette entente après que l’instructrice fidèle a prié afin de trouver l’endroit parfait pour enseigner cette petite classe. Le coordonnateur a fait cette longue route juste pour visiter la classe et rassurer l’instructrice qui souvent ne se sentait pas à la hauteur. Il lui a fait comprendre qu’elle avait vraiment été appelée de Dieu et qu’elle faisait exactement ce que le Seigneur attendait d’elle. Il est ensuite retourné chez-lui.

Étant un intendant consciencieux, il se demandait si ce déplacement justifiait cette importante dépense de ressources sacrées. Il a rapidement été rassuré par les administrateurs et les cieux que de laisser les 99 brebis pour aller encourager et édifier la brebis éloignée était exactement ce qu’il était supposé faire. C’est ce que Jésus aurait fait.
Lorsque nous parlons du Christ, nous nous réjouissons en Christ
Tout récemment, sur l’île de Vancouver, une instructrice aimante avait de la difficulté à choisir le présent de Noël parfait pour les jeunes à qui elle enseignait. Elle a décidé de mémoriser Le Christ vivant (« Le Christ vivant : le témoignage des apôtres », Le Liahona, avril 2000, p. 2) puis de le réciter pour eux pendant le dernier cours du séminaire avant le congé de Noël. Le message transmis dans Le Christ vivant avait été si souvent pour elle une bénédiction qu’elle espérait que ses étudiants entendraient la voix du Seigneur lorsqu’elle citerait ces vérités sacrées.

Elle a rapporté avec joie : « Lorsque j’ai commencé à réciter ces paroles, l’Esprit a rempli la pièce. » Ce n’était qu’un simple présent, pas quelque chose dont on aurait parlé à la radio locale ou même rapporté dans Nouvelles de l’Église. Pourtant, il me semblait que c’était exactement ce que le Seigneur avait voulu dire lorsqu’il avait promis que tous les saints pourraient parler en son nom D&A 1:20)
Unité, foi et prières produisent des miracles
Enfin, j’ai récemment eu l’occasion de jeûner et de prier avec les membres d’un pieu dans une région du Canada où la sécheresse n’est pas chose inhabituelle. Le président du pieu s’est rendu compte que non seulement les réservoirs devaient être remplis, mais qu’il y avait un besoin encore plus grand d’unité et de guérison spirituelle pour de nombreuses familles confrontées à de graves difficultés. Après un jeûne spécial, les membres du pieu arrêtaient toute activité chaque soir à 20 heures. Ils s’unissaient en prière pour que la pluie remplisse les réservoirs, que la paix remplisse nos cœurs et que le pouvoir guérisseur de Jésus-Christ réponde aux besoins spirituels dans les foyers et la vie de chacun des membres du pieu.

Cette prière qui devait tout d’abord être faite tous les soirs pendant 30 jours, on a continué de la faire pendant presque deux mois. Chaque soir, pendant toutes ces semaines, des alarmes sonnaient sur les téléphones pour rappeler que c’était l’heure de la prière. Les parties de pickleball s’arrêtaient, les orateurs faisaient une pause au milieu des réunions et les familles interrompaient les tâches du soir et s’agenouillaient ensemble comme des centaines de saints et inclinaient la tête pour prier en toute humilité.
Les miracles se sont produits. La pluie est tombée au bon moment, les conflits ont été résolus pacifiquement et une force ainsi qu’une détermination discrètes, mais puissantes ont rempli les cœurs troublés, mais résilients. Une présidente de Société de Secours a souligné qu’elle n’avait jamais eu deux mois aussi tranquilles. Les problèmes de longue date semblaient avoir disparus tout doucement.

Néphi a été témoin en prison du pouvoir de l’Agneau de Dieu descendre sur les saints de l’Église de l’Agneau. Bien qu’ils aient été peu nombreux, il a vu qu’« ils étaient armés de justice et du pouvoir de Dieu, dans une grande gloire. ». (1 Néphi 14:14). Je sais maintenant que ces paroles sont vraies et qu’elles s’accomplissent, car j’ai été témoin de l’amour et de la foi de saints des derniers jours ordinaires d’un bout à l’autre du Canada qui appliquent vraiment le conseil de notre prophète « pensez de manière céleste » (Russell M. Nelson, Le Liahona, novembre 2023, p. 117) et qui vraiment mettent en pratique dans leur vie cet autre conseil de président Nelson « Laissez Dieu prévaloir » (Russell M. Nelson, Le Liahona, novembre 2020, p. 92).